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11.07.2007

Non nobis domine

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            Partir sur les traces de l’Ordre du Temple : tel était l’objectif pour la dizaine de militants réunis en ce dimanche matin d’un mois de Juillet décidément bien capricieux. Le circuit de cette randonnée parti de Marlhes, petite commune forézienne abritant certains vestiges de l’ancienne présence templière : croix templières gravées dans la pierre de plusieurs maisons, ainsi qu’une très belle Vierge en bois – dite des Templiers – datant du XVe siècle. La troupe commença son expédition par une rapide ascension jusqu’au hameau du Rosey, l’une des maisons de ce dernier ayant accueilli un monumental morceau du linteau provenant de l’ancienne chapelle templière. Les kilomètres se succédèrent à travers champs et bois, jusqu’à l’arrivée dans une petite clairière qui fut l’occasion de reprendre son souffle à l’écoute d’un brillant exposé par un camarade sur l’histoire – glorieuse et tumultueuse – de cette confrérie chevaleresque vouée à une quête tant temporelle que spirituelle. Les nouveaux initiés reprirent ensuite la route en direction du lieu dit Le Temple. C’est en effet ici que se tenait dès la fin du XIIe siècle une commanderie de ces moines-soldats à la croix de gueules : disposition octogonale des bâtiments, croix templière dans la roche, et ruines d’un ancien moulin sont là pour témoigner de leur présence. Après avoir pris une légère collation, les personnes présentes eurent droit à une rapide mise au point sur la présence templière dans le Pilat avec ses incertitudes et ses mystères. Dès lors, le crachin tombant du ciel se changea en une pluie torrentielle, écourtant notre présence en ce lieu. Notre route continua et, pour nous récompenser de nos efforts, le soleil réapparu enfin. De retour à Marlhes, notre joyeuse troupe trouva son réconfort autour d’un verre pris dans un troquet . Après quelques derniers rires forts chaleureux, sonna l’heure du départ. Nos compagnons prirent la route du retour, certes sans avoir réussi à trouver ce fameux trésor disparu un matin d’octobre 1307, mais avec le sentiment d’un profond ré-enracinement identitaire.

 

« Non nobis domine, non nobis sed nomini tuo da Gloriam » *

 

Bibliographie introductive :

MARILLIER Bernard, Templiers, collection B.A.-BA, éditions Pardès.

ROY J.-J.-E., Histoire des Templiers, éditions Pardès.

 

* « Non pour nous seigneur, non pour nous mais à la Gloire de ton nom »

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