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22.11.2007

La Commune à Saint-Etienne (2)

Les luttes continuent sous le Second Empire 

Jugulées un moment par l'Empire autoritaire les grèves réapparaissent, vigoureuses, dès 1865, quand 2500 veloutiers cessent le travail pendant quelques jours. L'année 1869 est toute secouée de ces luttes : grève des teinturiers à Izieux, des chapeliers de Chazelles-sur-Lyon : "On croit, dit la police, que cette grève est alimentée par des secours que leur envoient des sociétés de Paris et de Lyon, mais ceci n'est qu'une présomption." Grève des mécaniciens, chaudronniers et monteurs de Saint-Etienne, grève des plâtriers, encore, dans cette même ville, etc.. Le bruit court d'un arrêt de travail dans les mines de Rive-de-Gier. Le ministre de l'Intérieur demande au préfet si la politique n'y est pour rien. Les rapports de police font état de conciliabules entre les membres de l'Internationale. C'est dans cette atmosphère que se déclencha la grève de La Ricamarie , au cours de laquelle, le 16 juin 1869, la compagnie d'infanterie du capitaine Gausserand fauche, d'une rafale, une quinzaine de personnes : onze moururent dont un garçonnet de trois ans et deux femmes.

Cette grève arrivait à son heure ; et avec celle d'Aubin, elle secoua profondément l'Empire finissant.

La bourgeoisie stéphanoise put la stigmatiser, la classe ouvrière, elle, ne l'oublia pas. C'est pourquoi lors du plébiscite de mai 1870, l'empereur ne récolta à Saint-Etienne que 4958 oui contre 13827 non. Et c'est sans doute la raison qui poussa le gouvernement à révoquer, le 6 août, le Conseil Municipal en entier. Mais l'Empire éprouva des difficultés pour trouver des remplaçants et le 4 septembre la même assemblée communale continuait à expédier les affaires courantes.

 

Marcel SAPEY

A suivre... 

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