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24.11.2007
La Commune à Saint-Etienne (3)
Un Conseil Municipal républicain mais timoré
Le 4 septembre 1870, le bruit se répand à Saint-Etienne : Lyon vient de proclamer la République ! Le Conseil municipal, dissous mais toujours en place, décide alors de nommer un nouveau Conseil provisoire. Tiblier-Verne en est élu maire par 24 voix contre 2 à Dorian.
Le 5 septembre César Bertholon, rédacteur en chef du journal radical l'Eclaireur, était nommé préfet.
Conseillers municipaux et préfets apparaissent comme de braves républicains, modérés, animés de bonnes intentions, toujours oscillant entre la bourgeoisie qu'ils redoutent, et le peuple dont ils craignent constamment les "débordements". Aussitôt ils s'orientent vers une politique patriotique, républicaine et laïque.
Dès le 12 septembre la Patrie est proclamée en danger. Nombre d'ouvriers s'enrôlent avec enthousiasme.
La bourgeoisie attend, circonspecte : un emprunt municipal de 1.500.000 francs, pour la défense de la ville et l'armement de la garde nationale, dix jours après son émission n'était couvert que jusqu'à concurrence de 300.000 francs. Il n'atteint pas 500.000 francs deux mois plus tard. La municipalité cependant a décrété la suppression de toute subvention aux établissements d'enseignement confessionnel. Le 3 novembre dix écoles laïques de garçons et neuf de filles s'installent dans des locaux appartenant à des Congrégations. Le lycée, réquisitionné pour y installer des ateliers d'armurerie, est transféré, rue des Frères Chappe, dans une école des frères de la Doctrine chrétienne.
Marcel SAPEY
A suivre...
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