07.03.2008
Sainte BARBARA
Sainte BARBARA (morte vers 200). (Fête : 4 décembre. Patronne des architectes, des constructeurs, des hommes d’artilleries, des pompiers, des ingénieurs militaires et des mineurs. Elle est invoquée contre la mort subite par la foudre ou le feu).
Bien que certaines versions de sa légende prétendent qu’elle fut tuée lors des persécutions de Maximilien (vers 303), il n’est fait aucune mention de son nom dans les premiers martyrologues, et aucun signe de son culte jusqu’à ses Actes, plutôt fantaisistes, écrits au VIIè siècle. Sa popularité en Europe vient en grande partie de la Légende dorée de Jacques de Voragine, selon laquelle Barbara aurait été une belle jeune femme syrienne que son père, un païen, gardait emprisonné dans une tour.
Barabra le mettait hors de lui en refusant de prendre en considération le meilleur de ses prétendants. Pendant l’une de ses absences, elle eut le front de se faire chrétienne. On dit qu’elle avait persuadé les ouvriers construisant une cabine de bain pour son père de mettre trois fenêtres au lieu de deux, et cela en l’honneur de la Trinité. Barbara , baptisé par un saint homme du pays, vécut quelques temps dans une vie semi érémitique dans cette cabine de bain.
A son retour, Dioscorus, le père demanda à ses ouvriers pourquoi ils avaient changé le plan de la cabine. Barbara fut alors amenée devant lui et elle expliqua calmement que seules les trois fenêtres, symbole d’un Dieu en trois personnes, pouvaient vraiment laisser passer la lumière. Dioscorus, furieux en raison de la conversion de sa fille et de cette intransigeance, se jeta sur elle pour la tuer. Barbara s’échappa miraculeusement. Obstiné, il la traîna devant les tribunaux et Barbara fut condamnée à mort comme chrétienne.
Elle refusa d’apostasier malgré les coups reçus. Les juges lui assuraient que sa participation à un culte païen aurait suffi et qu’elle pouvait ainsi être épargnée. Mais rien n’y fit. On dit qu’en captivité, une vision du Christ lui donna force et courage. Dioscorus tint à la décapiter lui-même. Il l’emmena sur une montagne pour lui porter le coup fatal. Mais il fut lui-même tué par la foudre sur le chemin du retour. Aussi associe-t-on Barbara à la mort causée par la foudre et à toutes les morts subites comme celles qui sont dues aux effondrements miniers et aux projections d’artilleries.
Plusieurs endroits sont supposés être le lieu de sa mort, tels qu’Antioche, Héliopolis, Rome, ou encore Nicomédie. On ne trouve aucune trace de son culte jusqu’à la fin du IXè siècle. Mais plus tard, elle devint très populaire jusqu’à ce que sa fête soit officiellement supprimée du calendrier romain en 1969. Elle est représentée comme une princesse dans une tour, la palme du martyr ou le calice et l’hostie à la main.
Source : Zentropa
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21.01.2008
La Sarbacane de la Loire
La sarbacane est une arme connue depuis l’Antiquité par les peuples du monde entier. Mais ses origines dans la région stéphanoise restent très obscures et incertaines. Peut-être faut-il y voir tout simplement une réutilisation des canons de fusil du XVIIe siècle produits dans la région. La Sarbacane (parfois nommé Jeu de la souffle) est un jeu traditionnel du patrimoine stéphanois à vocation compétitive. Sa pratique est une exclusivité de Saint-Étienne et des communes environnantes. Les premières traces de ce jeu remontent à 1774 avec la société « Sarbacane » de la rue Croix Courette. Il faudra cependant attendre le début du XIXe siècle pour voir se développer la plupart des associations. Le tir à la sarbacane est surtout pratiqué par la classe ouvrière qui se regroupe en différents Jeux selon le métier d’appartenance : armuriers, passementiers, teinturiers, mineurs, etc. On assiste donc à une multiplication de confréries assez hermétiques les unes des autres. Les rites d’admission sont très poussés. L’entrée d’un nouveau Chevalier (terme désignant les adhérents) s’apparente à une initiation. Le postulant (exclusivement masculin) doit être âgé de 21 ans révolus (18 ans pour le fils d’un membre), être parrainé par deux Chevaliers de la société, et admis par vote en présence de tous les adhérents. Le Capitaine (président de l’association) annonce trait et donne la sarbacane au nouveau venu qui tire à son tour. Le Capitaine déclare alors à haute voix : « à l’honneur de la société, nous vous recevons Chevalier ». Le récipiendaire répond en saluant. On lui remet ensuite le livre du règlement et les insignes de la société qu’il paie. Il signe son admission et l’on boit un vin d’honneur. Toute la vie d’un Chevalier est marquée par son appartenance à la société : baptême, mariage, anniversaires étaient souhaités. Lors du décès d’un sociétaire ou de sa femme, un drap mortuaire était fourni par la Fédération et on mettait un crêpe aux cibles pendant quarante jours. Tout manquement à ces devoirs entraînait automatiquement une sanction.
Site du Comité Départemental des Jeux de Sarbacane de la Loire : www.sarbacane-france.org
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24.11.2007
La Commune à Saint-Etienne (3)
Un Conseil Municipal républicain mais timoré
Le 4 septembre 1870, le bruit se répand à Saint-Etienne : Lyon vient de proclamer la République ! Le Conseil municipal, dissous mais toujours en place, décide alors de nommer un nouveau Conseil provisoire. Tiblier-Verne en est élu maire par 24 voix contre 2 à Dorian.
Le 5 septembre César Bertholon, rédacteur en chef du journal radical l'Eclaireur, était nommé préfet.
Conseillers municipaux et préfets apparaissent comme de braves républicains, modérés, animés de bonnes intentions, toujours oscillant entre la bourgeoisie qu'ils redoutent, et le peuple dont ils craignent constamment les "débordements". Aussitôt ils s'orientent vers une politique patriotique, républicaine et laïque.
Dès le 12 septembre la Patrie est proclamée en danger. Nombre d'ouvriers s'enrôlent avec enthousiasme.
La bourgeoisie attend, circonspecte : un emprunt municipal de 1.500.000 francs, pour la défense de la ville et l'armement de la garde nationale, dix jours après son émission n'était couvert que jusqu'à concurrence de 300.000 francs. Il n'atteint pas 500.000 francs deux mois plus tard. La municipalité cependant a décrété la suppression de toute subvention aux établissements d'enseignement confessionnel. Le 3 novembre dix écoles laïques de garçons et neuf de filles s'installent dans des locaux appartenant à des Congrégations. Le lycée, réquisitionné pour y installer des ateliers d'armurerie, est transféré, rue des Frères Chappe, dans une école des frères de la Doctrine chrétienne.
Marcel SAPEY
A suivre...
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22.11.2007
La Commune à Saint-Etienne (2)
Les luttes continuent sous le Second Empire
Jugulées un moment par l'Empire autoritaire les grèves réapparaissent, vigoureuses, dès 1865, quand 2500 veloutiers cessent le travail pendant quelques jours. L'année 1869 est toute secouée de ces luttes : grève des teinturiers à Izieux, des chapeliers de Chazelles-sur-Lyon : "On croit, dit la police, que cette grève est alimentée par des secours que leur envoient des sociétés de Paris et de Lyon, mais ceci n'est qu'une présomption." Grève des mécaniciens, chaudronniers et monteurs de Saint-Etienne, grève des plâtriers, encore, dans cette même ville, etc.. Le bruit court d'un arrêt de travail dans les mines de Rive-de-Gier. Le ministre de l'Intérieur demande au préfet si la politique n'y est pour rien. Les rapports de police font état de conciliabules entre les membres de l'Internationale. C'est dans cette atmosphère que se déclencha la grève de La Ricamarie , au cours de laquelle, le 16 juin 1869, la compagnie d'infanterie du capitaine Gausserand fauche, d'une rafale, une quinzaine de personnes : onze moururent dont un garçonnet de trois ans et deux femmes.
Cette grève arrivait à son heure ; et avec celle d'Aubin, elle secoua profondément l'Empire finissant.
La bourgeoisie stéphanoise put la stigmatiser, la classe ouvrière, elle, ne l'oublia pas. C'est pourquoi lors du plébiscite de mai 1870, l'empereur ne récolta à Saint-Etienne que 4958 oui contre 13827 non. Et c'est sans doute la raison qui poussa le gouvernement à révoquer, le 6 août, le Conseil Municipal en entier. Mais l'Empire éprouva des difficultés pour trouver des remplaçants et le 4 septembre la même assemblée communale continuait à expédier les affaires courantes.
Marcel SAPEY
A suivre...
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20.11.2007
La Commune à Saint-Etienne (1)
Un passé de luttes ouvrières
Jusqu'en 1865, par sa production ouvrière, la région de Rive-de-Gier, Saint-Etienne, Firminy se classe en tête des bassins français. Avec sa quincaillerie, son armurerie, sa sidérurgie, sa rubanerie et ses verreries, c'est un des foyers industriels les plus prospères de France.
Sous la monarchie de Louis-Philippe des grèves sanglantes s'y sont déroulées : grève des passementiers stéphanois en 1834 - en liaison avec le mouvement lyonnais - en 1844 grève des mineurs de Rive-de-Gier - en 1846 grève des mineurs de Saint-Etienne. L'annonce de la proclamation de la République en 1848 y fut accueillie avec enthousiasme. Quelques semaines plus tard les ourdisseuses de soie, exaspérées par la misère persistante, incendiaient cinq couvents qui accaparaient le peu de soie disponible pour la faire travailler, à bas prix, par des orphelins.
Marcel SAPEY
A suivre...
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24.07.2007
Chant à Sainte-Barbe
REFRAIN
Sainte-Barbe, ô douce patronne
Tu nous vois à tes pieds, implorant ton secours
Quand le rocher s'abat ou que la mine tonne
1
Quand nous descendons à l'aurore
En toi nous mettons notre espoir
Et là, sous la voûte sonore
Combien n'ont pas revu le soir
2
Dans les entrailles de la terre
Quand il affronte le danger
A toi, dans son humble prière
Le mineur aime se confier
3
Quand nous menacent les orages
Que tout est noir à l'horizon
Ecarte de nous leurs ravages
Sainte-Barbe, nous t'implorons
4
Soldat du feu, risquant ta vie
Au service de ton prochain
Alors que gronde l'incendie
Sainte-Barbe, guide ta main
5
Dans les rudes travaux, nos pères
Aimaient jadis à t'invoquer
Comme eux, ouvriers des carrières
Nous accourons pour te prier
6
A l'entrée des tunnels tu veilles
Sur ceux qui creusent le terrain
Pour eux sauvegarde et surveille
Tous ces ouvrages souterrains.
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11.05.2007
Bienvenue à Saint-Etienne
18:58 Publié dans Saint-Etienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2007
L'industrie minière dans le bassin Stéphanois
Si au 19e siècle Saint-Étienne, alors en plein essor, est considéré comme le berceau du charbon, son exploitation débuta dès le 14e siècle et un siècle plus tard cette industrie n'est développée qu'en Angleterre et aux Pays Bas.
A cette époque l'utilisation du charbon est faite principalement pour faire fonctionner les entreprises de la métallurgie dont le besoin en énergie est sans cesse croissant. La révolution industrielle du 18e va faire exploser l'extraction du charbon dans la région et au tout début du 19 ela région fournit à elle seule la moitié de la production nationale. Cette exportation du charbon va engendrer la création du premier chemin de fer français.
La machine à vapeur qui apparut par la suite va améliorer les rendements et en 1873 ce sont 4 millions de tonnes qui sont extraites. Dans les galeries les ouvriers travaillaient dans des conditions exécrables et subissaient une répression hors norme, comme en 1869 où 13 personnes furent fusillées en pleine rue car manifestant contre l'arrestation de mineurs grévistes (fusillade du Brûlé) ce qui aura pour effet de déclencher la première grève générale en France (qui inspirera Zola pour écrire Germinal).
Si la guerre de 1914 a fait baisser l'économie dans son ensemble, c'est le contraire qui se produit dans l'extraction minière, la production arrive alors à 5 millions de tonnes en 1918 pour 28 000 mineurs. Par la suite, la production ne fera que diminuer du fait de l'importation du charbon à bas coût de l'étranger et en 1983 le dernier puit de la région fermera ces portes. Le bassin stéphanois aura accueillit 192 puits mais aura aussi vu plus de 5000 personnes perdre la vie au fond (certains à cause des nombreux coups de grisous) sans compter les maladies qui se sont déclarées par la suite. Aujourd'hui comme seuls vestiges de cette industrie qui a fait les beaux jours de la ville il ne subsiste que quelques cités ouvrières, plusieurs crassiers et un seul chevalement.
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12.03.2007
A nos gueules noires...

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01.12.2006
Sainte Barbe
Barbe, jeune fille de Nicomédie en Asie mineure ayant vécue au 3° siècle, était enfermée par son père afin de la protéger de ses prétendants. Au retour d’un voyage elle lui apprend qu’elle s’était convertie au christianisme, son père, furieux, mit alors le feu à la tour. Barbe réussit tout de même à s’échapper mais fut dénoncée et ramenée par un berger. Son père l’amena alors chez le gouverneur romain qui ordonna au père de lui trancher la tête tant elle invoquait le Christ pour demander pardon. Le père obéit et fut aussitôt foudroyé sur place.
Dès lors, Sainte Barbe est devenue la protectrice contre la foudre et tout ce qui a attrait au feu. Elle est par extension devenue la patronne des pompiers, des artificiers et artilleurs mais aussi des mineurs pour les protéger contre les coups de grisou. Elle est fêtée le 4 décembre par toutes ces professions et est représentée dans beaucoup d’églises foréziennes.
Pour les mineurs, le jour de la Sainte Barbe, jour férié, commençait par un tir d’explosif, la statue était alors portée en cortège à l’église ou une distribution de brioches bénites était réalisée puis la remise des médailles du travail avait lieu. La journée se terminait dans les cafés alentours et la statue de la Sainte redescendait dans les galeries de mine.
Aujourd’hui le cortège existe encore à St Etienne mais c’est à Roche la Molière (et depuis peu à Firminy) que la tradition persiste telle qu’elle était il y a plusieurs siècle.
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