18.09.2006

Sports de combat

Les arts martiaux existent depuis la nuit des temps. Ils sont un mélange de techniques de combat et de connaissance, d’éthique de vie, certains parleront même de philosophie. Les sports de combat, quant à eux, n’ont gardé que la technique de combat.

Il faut savoir que les arts martiaux/sports de combat existaient en Europe depuis l’antiquité. En 648 avant l’ère chrétienne, on mentionne déjà un champion Olympique de Pancrace. Les Spartiates pratiquaient également la lutte ; plus tard au Moyen Age, le jeune écuyer apprenait à se battre avec une épée en bois. Tous ces sports ont laissé des descendants :  la boxe anglaise, la boxe française, l’escrime, la canne de combat, la lutte… et la liste est encore longue. Nous avions donc notre propre système de combat bien avant la récente influence asiatique en matière d’arts martiaux.  Les arts martiaux évoluent schématiquement autour de deux grands courants de pratique : d’une part les écoles dites « internes » visant essentiellement à améliorer ou préserver la santé, d’autre part les styles définis comme « externes », qui regroupent d’une manière générale tous les arts et sports martiaux (de combat) dont le principe repose sur la recherche de l’efficacité en combat.

Suivant votre personnalité, vos envies et ce que vous attendez de la pratique des arts martiaux vous vous orienterez vers l’une ou l’autre de ces formes « internes » et « externe ». Néanmoins, il faut savoir qu’à l’origine, les arts martiaux étaient enseignés aux hommes pour faire la guerre, pour vaincre au combat. Les exercices de méditation n’était qu’un moyen pour obtenir une plus grande efficacité dans la pratique du combat et non un but en soi. Il est rare aujourd’hui d’avoir le temps de pratiquer régulièrement les deux formes en club, ce qui pourtant serait l’idéal (bien que malheureusement il n’y ait plus en France d’arts internes européens). C’est pourquoi j’irai à l’essentiel et ne parlerai que des arts martiaux externes et des sports de combat …laissant à chacun trouver sa voie interne au plus profond de notre mémoire d’Européen.

Une personne recherchant un sport alliant agilité et souplesse, équilibre et rapidité sans pour autant recevoir des coups s’orientera davantage vers un art martial (externe). Il pourra pratiquer les katas (combat imaginaire) ainsi que des combats souples, ce qui, vous en conviendrez, évitera de revenir avec des bleus à la maison… Cela ne veut pas dire pour autant que les garçons et filles qui recherchent du contact ne peuvent pas faire un art martial. Beaucoup, parmi ceux-ci, ne font pas l’impasse sur des combats (en plus des katas) dignes de ce nom. Mais le nombre de pratiquants dans cette optique d’affrontement reste limité (sauf exception : karaté kyokushinkai) et les compétitions n’existent pas dans tous les styles d’arts martiaux.                                                   Je conseille donc aux personnes cherchant un contact plus physique de s’orienter vers les sports de combats. Leur diversité est impressionnante :

-         frappe

-         saisie

-         frappe + saisie

-         close combat

Pour ne pas faire de confusions (surtout au début) il faut soit faire un sport de frappe (boxe), soit un sport de saisie (lutte). Mais un sport mélangeant les deux est déconseillé pour les novices. En frappe, la boxe pieds-poings reste la plus complète, puisque comme son nom l’indique elle est un mélange de coups de pieds et de coup de poings, permettant de travailler à plusieurs distances de combat. C’est vraiment une base à connaître puisque la plupart des combats réels commencent à distance de frappe.                                                                                                         Une fois cet aspect maîtrisé (savoir donner un coup, les parer…), on peut envisager une autre catégorie de discipline pour travailler les projections et le combat au sol.  C’est une autre phase importante du combat puisque la majorité des affrontements finissent au sol.

 

A l’heure actuelle, les sports de combats sont les seuls moyens légaux de se mesurer à un adversaire inconnu, de connaître le stress du combat. Le dépassement de soi c’est aussi être capable d’aller combattre un adversaire sur un ring ! Encore une fois, la compétition n’est pas un but en soi (sauf pour ceux qui veulent devenir des champions) mais un moyen de se dépasser, de s’entraîner plus sérieusement pour faire face au monde moderne qui n’est pas toujours une partie de plaisir… Faire un sport de combat c’est aussi développer son mental, ses réflexes et ses capacités physiques (notamment le cardiaque et la souplesse).

Une fiche sport de combat serait incomplète si n’était abordée la self défense. Derrière ce terme très à la mode nous retrouvons des dizaines de disciplines, avec de nouvelles méthodes créées chaque année. La self défense est un style consistant à apprendre à se défendre contre une ou plusieurs attaques. Tous les coups sont travaillés (frappe génitale, pique aux yeux, etc…), les compétitions sont donc interdites. Les deux principaux défauts de ce genre de discipline sont que les coups ne sont jamais portés pour ne pas blesser son coéquipier (on travaille sans protection), il est donc difficile de connaître la sensation de frapper de toutes ses forces une personne et d’en recevoir autant. L’autre est que ce n’est pas un sport adapté pour les enfants, il demande une forte motivation car l’aspect ludique que l’on trouve dans les sports de combats est absent. Pour qu’une technique puisse être passée en situation réelle dans la rue, elle doit être travaillée des milliers de fois à l’entraînement, ce qui est long et fastidieux. En revanche, je conseille aux personnes ayant déjà pratiqué des sports de combat de faire de la self défense en complément, ce qui leur permettra de travailler des gestes simples qu’on ne fait pas en salle (pique à la gorge par exemple)  et qui permettent parfois  de se sortir de situations délicates sans être pour autant un athlète surentraîné. L’intérêt de cette pratique est de changer sa conception du combat, en travaillant le vice. Ce n’est donc pas une pratique chevaleresque : mais le monde qui nous entoure a évolué et le temps des chevaliers est (malheureusement) révolu. Il nous faut donc nous adapter et changer notre psychologie du combat. L’honneur n’a pas sa place dans le combat de rue : autant le savoir dès à présent au risque de l’apprendre à nos dépends !                                           Encore une petit information : être regardant sur le choix de son professeur. De nombreux enseignants de jujitsu, par exemple, ne savent faire que du judo (ceinture noir de judo = ceinture noir de jujistsu dans la fédération), où n’ont jamais vraiment travaillé « en situation ». Mieux vaut privilégier le professeur qui travaille dans le milieu de la sécurité à celui qui n’a jamais connu une seule confrontation dans sa vie mais qui vous dira  doctement qu’un coup de pied retourné dans la tête sur une attaque au couteau est efficace…     ( véridique !).

Nous avons comme modèle les Spartiates, les Celtes, les Vikings, et bien d’autres peuples guerriers. Nous parlons d’héroïsme au combat, de victoire et de courage. Nos chants de guerre nous font frémir et n’ont d’égal que les récits de grandes batailles. Il faut désormais aller au bout de notre pensée, et tenter d’incarner ces guerriers ! Sur un ring ou un tatami : pourquoi pas ? Ce ne serait déjà pas si mal !

Quel que soit le sport que vous choisirez travaillez sérieusement et vous vous en trouverez renforcé tant spirituellement que physiquement.   Nous avons comme modèle les Spartiates, les Celtes, les Vikings, et bien d’autres peuples guerriers. Nous parlons d’héroïsme au combat, de victoire et de courage. Nos chants de guerre nous font frémir et n’ont d’égal que les récits de grandes batailles. Il faut désormais aller au bout de notre pensée, et tenter d’incarner ces guerriers ! Sur un ring ou un tatami : pourquoi pas ? Ce ne serait déjà pas si mal ! Quel que soit le sport que vous choisirez travaillez sérieusement et vous vous en trouverez renforcé tant spirituellement que physiquement.